Le 11 me colle à la peau

J’ai encore été taguée, mais je saiiiis que ça vous soule et j’y peux rien moi si on m’aime à la foliiiiiiiiie !!! (Oui je suis de bonne humeur, profitez-en, ça n’arrive pas tous les jours !) Et cette fois-ci c’est Elisabeth qui a pensé à moi, voici donc ses questions et mes réponses !

1.Tous les pseudos ont une histoire. Raconte nous l’histoire du tien

Brûlante et brillante, comme le soleil, je peux briller comme je peux vous brûler ! En somme, mes doubles faces… la brillante et la brûlante, toutes deux représentées sur ce blog. Du moins, j’essaie !

2.Quel est le dernier livre que tu as lu ? Qu’en as-tu pensé ?

L’écume des jours, de Boris Vian. Un univers fantastique et tragique à la fois, j’ai adoré. Sinon, pour mon avis détaillé, c’est par ici.

3.Mets ton iPod sur aléatoire, quelle est la troisième chanson qu’il te propose ?

C’est pas comme ça – Superbus

4.Tu te damnerais pour… ?

Réponse sérieuse : Rien. Rien… Rien ? (c’est au choix, ça me prendrai la soirée et tout un essai pour trancher) (Oh oui, compliquée que je suis!)

Réponse normale : Un concert de Saez !

5.Des sept péchés capitaux, tu es coupable de ?

Alors, je n’estime pas être avare, ni envieuse parce que c’est absurde et stupide, (je juge par contre, oh ouiiii, mais ça c’est humain, enfin humain moyen quoi !), je suis gourmaaaaaaande lorsqu’il s’agit de chocolat et de sushis…

Bon, l’orgueil, je crois.

6.Quel est le dernier film que tu as vu au cinéma ? Qu’en as-tu pensé ?

John Edgar, bof.

7.Tu organises un diner. Tu pourrais inviter 3 personnalités vivantes ou mortes. Qui inviterais-tu ? Et pourquoi ?

Toute la bande de Linkin Park pour bien me marrer et kiffer ma soirée ! Pas de réponse sérieuse pour cette question non. Pas d’humeur.

8.Si tu écrivais un roman, de quoi parlerait-il ? Quel en serait le titre ?

Autobiographique je crois, un peu philosophique aussi. Le titre ? J’en ai souvent trouvé d’excellents, mais je les oublie… Inconsciente amnésie ?

9.Tu regardes quoi comme série en ce moment ?

The Big Bang Theory, Daria et Une nounou d’enfer ! Oui oui, tu as bien lu ! :D

10.Quel est le dernier concert auquel tu a été ?

Hmmm, je préfère parler du dernier concert génialissime auquel je suis allée et je dirai Kanye West !!! Sinon, la vérité c’est Shakira la dernière, mais je n’ai pas aimé. Sinon, la vraie vérité, je me rappelle plus, un groupe local peut-être ou un truc… je sais plus, je suis incapable de m’en souvenir, ça veut tout dire. (Comment ça, je joue pas le jeu ?)

P.S : Ah oui, et tu sais qui je vais voir cette année ?? Lenny Kravitz, niahahahaha (je me suis lâchée sur mon blog là, j’ai perdu toute crédibilité, la faute à Elisabeth !) (Comment ça c’était déjà perdu ?)

11.Avoue-nous quelque chose sur toi ?

Hmmm, je suis une petite amie chiante. OK, c’est pas un aveu, nous le sommes toutes. Hmmm, j’ai 12 ans d’âge mental, des fois c’est 8 ans, ou 5 ans ou 16 ans, ça dépend… mais j’ai rarement 26 ans !

Je ne poserai pas 11 autres questions, ni ne taguerai personne parce que je suis fatiguée et ce tag a déjà assez tourné non ? Je ne joue pas le jeu ? Bon.

1. Ton histoire d’amour préférée ? Tiens, puisque c’est la saint-valentin, vous allez en baver !
2. Ta plus longue relation amoureuse ?
3. Ta chanson d’amour préférée ?
4. Ce qu’on a fait de plus fou pour toi par amour ?
5. Tu as été amoureuse combien de fois ?
6. Tu fais un cauchemar qui revient souvent ? Si oui, lequel ? Oui, parce qu’il est 23h16, j’ai décidé de vous épargner les questions mode saint-valentin, non que je manque de questions hein ? Non non !
7. Le plus beau rêve que tu aies rêvé ? Pour de vrai, pas imaginé. Il est 23h18, j’ai sommeil, d’où la présence des rêves.
8. Ton addiction, c’est quoi ?
9. Le moment de la journée que tu préfères le plus et pourquoi ?
10. Une voix qui te touche beaucoup et te file la chair de poule ?
11. Qu’est-ce que tu pourrais regarder durant des heures sans t’en lasser ? Pas de série télé de préférence, ni de film, ni de beau mec, ni ton mec qui dort, tout ça ! Autre chose…

Et maintenant, la partie la plus marrante, je tague donc Lyly Rose, Emmerdante, Jude, Pompon et cacahuete, Nobody Knows, et Cotton Cloud. Comme je sais que vous avez presque toutes déjà répondu à ce tag, à vous donc de décider d’y répondre ou pas !


Taguée !

Hedacoum m’a taguée pour les fameuses 11 questions, et je vais me faire une joie d’y répondre ! Merci Hedacoum !

1. Ta vaisselle, tu la fais vraiment tous les jours ?

Je ne la fais jamais… Je vis toujours chez mes parents, et c’est ma mère et ma sœur qui la font. Moi, je suis trop crevée…

2. Quelle a été la plus grande désillusion de ton enfance ?

Ouah, ça c’est une question ! Découvrir que mon père n’est pas un saint.

3. Quelle est ta pire manie ?

Hmmm, me ronger la peau des ongles peut-être ?!

4.  Quels sont les blogs dont tu ne manques jamais un seul post ?

Have you met me ? Le journal de Thalie, Oh sweet disposition, Right place right time, Sweet Lily Brown, et d’autres…

5.  Te souviens-tu d’un poème qu’on nous faisait apprendre à l’école ? Si oui, lequel ? Chiche de me le réciter sans tricher ?

Pas vraiment… Je n’aime pas trop les poèmes en plus.

6. Quelles sont les qualités de ton homme idéal ? Ne dis pas qu’il n’existe pas ou que c’est ton mec.

OK ok, je dirai rien ! Intelligent, drôle, calme, un peu silencieux, sage et rebelle à la fois, pacifiste et plein d’humanité, ne connaît pas le mépris et adore Linkin Park autant que moi ! :D

7.  Prends le premier livre que tu trouves et ouvre-le à la page 24. Y a écrit quoi à la 3ème ligne ?

J’adore ce genre de questions ! _ Voilà, avait repris Adrian, je crois que les télés-… t’as dit la 3ème ligne, t’auras pas la suite ! :D

8. Imaginons que tu aies deux enfants, comment s’appellent-ils et avec quoi jouent-ils ?

Imran & Soulayman ou Adam et Yahya, ils jouent avec des camions et des animaux peut-être, ou des fusées ?

9.  Es-tu influencée par les blogs mode ou beauté (ou autre) ? Si oui, qu’as-tu fais ou acheté depuis que tu es sur la blogo ?

Je vais rarement sur les blogs mode, parce que ça me frustre et j’ai envie de dépenser ! Par contre, les blogs littéraires, je ne leur résiste pas et j’ai acheté plein plein de livres depuis que je suis sur la blogo…

10.  Quelle est ta plus grande fierté ?

Mon émerveillement d’enfant que je n’ai pas perdu. Sans ça, je serai moins vivante.

11. Pourquoi ce pseudo ? 

La mercure ? Parce que je change d’avis trois millions de fois par seconde que ma meilleure amie m’a dit que j’étais comme le mercure ! Moi je dirai plutôt ça : être libre comme le mercure. Quand du mercure tombe à terre, il demeure, par nature, intact : il ne se mélange jamais à la poussière. Ça rejoint un peu la 10ème question.

Voici mes 11 questions, et je taguerai Samia et Léa !

1. Tu aimes ton prénom ?
2. Si tu vivais dans un autre pays, ce serait lequel ?
3. La rencontre la plus excitante qui pourrait t’arriver ?
4. Une langue que tu aimerais parler ?
5. Le personnage de fiction que tu aurais pu être ?
6. Une chanson qui résonne dans ta tête en ce moment ?
7. Ton idole ?
8. Ton auteur préféré ?
9. As-tu des regrets ?
10. Tu t’imagines comment dans 10 ans ?
11. Tu mets un vernis maintenant ? Quelle couleur ?


Et toi, tu es plutôt fou ou plutôt sage ?

Avez-vous déjà vu un être humain “normal” qui essaie de communiquer avec un “fou” ? Dieu que je déteste les adjectifs, ils ne sont là que pour nous compliquer l’existence ou nous faire perdre du temps ! Eh bien, je viens de le voir. Je viens d’assister à une scène intéressante.

Saviez-vous que Nietzsche a été considéré comme fou le jour où en sortant de chez lui, il a vu un homme battre son cheval avec sa cravache, pour avancer j’imagine, et Nietzsche a pris la gueule du cheval entre ses mains et a fondu en larmes ?

La folie ne serait-elle donc qu’un excès de sensibilité ? Un excès de raison ? Pleurer face à un monde qui va mal n’est pas permis. On appelle ça folie ou crise existentielle ou dépression. Il faut donc aller se soigner. Bah oui, parce que tout va bien !

Je regardais par ma fenêtre ce matin et j’ai vu un fou qui criait dans la rue. Il avait volé une baguette de pain d’une épicerie et décidément ils l’ont chassé. Il était debout à l’extérieur entrain de crier et les propriétaires le fixaient du regard devant leur porte, immobiles, totalement désarmés face à ce fou.

Il leur balançait des vérités criardes au visage, ils le regardaient embarrassés, n’ayant aucune idée de ce qu’ils devaient faire, ils attendaient juste qu’il se décide à s’éloigner, enfin. Des deux parties, à votre avis, qui est le plus fou ? Ou plutôt qui est le plus éveillé et qui est entrain de jouer la belle au bois dormant sans même le savoir ?

La triste vérité est que nous sommes incapables de communiquer avec toute personne non programmée, comme nous l’avons été. Si elle essaie de communiquer avec nous, on bugue. Et au pire, on l’enferme ou on la chasse.

Dans un langage familier, on est fou lorsqu’on a des idées qui sortent un peu de l’ordinaire, pas assez pour faire peur ou déstabiliser l’autre, juste assez pour le faire rire. Un rire nerveux ? Un rire bête ? Parce qu’il ne sait pas pourquoi il rit ?

Un fou ne descend souvent pas du mouton, comme le dit si bien mon cher Saez. Un fou est une personne sur qui on n’a aucun contrôle, et c’est bien pour ça qu’on l’enferme. Elle exprime, à voix très haute en général, ce qu’elle pense, elle ne contrôle pas ses gestes et se laisse totalement aller, les règles, c’est un concept qu’elle ne connaît pas, elle n’obéit qu’à elle-même, et ça ce n’est pas permis ici. Elle est totalement imprévisible, et dans un monde où tout est contrôlé jusque dans les moindres détails, c’est un luxe qu’on ne peut se permettre.

J’en conviens qu’elles peuvent être de ce fait dangereuses, mais il suffit de passer un peu de temps avec elles pour se remettre sérieusement en question. Je n’oublierai jamais ce jeune médecin interne qui a passé deux mois dans un hôpital psychiatrique, sans en sortir, pour sa thèse de fin d’études, et en sortant la première phrase qu’il a prononcée a été : je ne sais plus qui est le plus fou, nous ou eux. Tout ça me fait penser encore une fois à 1984, de George Orwell.

La scène de ce matin m’a beaucoup touchée. C’était surtout l’impuissance de ces deux homme face à ce pauvre fou.

Tout à l’heure, en tapant le mot “cravache” sur Google, j’ai eu des images de femme nue, montant un homme, entrain de le battre avec une cravache. Le monde va bien.

Nous vivons dans un monde inondé par le sexe. Ce sont les règles des gens sensés qui dirigent ce monde.

Bon, le normal décidément me fatigue, je m’en vais rejoindre les fous.


Onze questions, onze impressions

Voici un tag qui a beaucoup tourné sur la blogosphère ces derniers temps, je le reprends de chez Lyly Rose donc !

Je réponds à onze questions, je pose onze autres questions auxquelles répondront les onze personnes que je taguerai.

Voici ses onze questions :

1. Pourquoi avoir choisi ce pseudo ?

Brûlante et brillante : représente beaucoup de symboles, deux  faces d’une même médaille, la mienne, comme le soleil qui brille mais brûle aussi, je peux briller et marquer les gens, comme je peux les brûler et les marquer tout autant !

2. Quel est ton moyen de transport favoris ? Pourquoi ?

Mes pieds et/ou le train. A pied pour rester libre et respirer l’air frais et avancer à mon rythme. Le train, parce que j’adore observer les paysages quand je suis dans le train. C’est aussi le seul moyen de transport qui ne me donne pas de nausées.

3. Si tu pouvais rencontrer une personnalité vivante ou morte, ce serait qui ? Pourquoi ?

Le prophète Mohamed, pour me rassurer.

4. Ton principal défaut ?

Manque de confiance en moi-même.

5. Quelle est la chose la plus folle que tu aies faite par amour ?

Proposer un voyage dans l’espace à quelqu’un…

6. Décris-nous ta soirée parfaite.

Un dîner délicieux au coin d’une cheminée, dans un château en montagne, dans une longue table, où seront présentes mes personnalités de rêve : Jostein Gaarder, Einstein, le prophète Mohamed, Nietzsche, et on discutera jusqu’à l’aube !

7. Qu’est-ce qui t’a poussé à ouvrir un blog ?

Ne pas trouver autour de moi en permanence des personnes qui pourraient me comprendre j’imagine, alors j’écris au monde !

8. Si tu avais la chance de pouvoir faire le tour du monde, tu commencerais par quel continent / pays ? Pourquoi ? (Oui, j’aime bien savoir le pourquoi du comment ?)

Je commencerai par l’Asie, c’est sûr. Vietnam, Cambodge, Laos, Bhutan, Thailand, Japon, Chine, Nepal… Parce que c’est le continent duquel je me sens le plus proche, je partage leurs valeurs, et comme les valeurs sont mes premières priorités, ça s’explique.

9. As-tu un film “doudou” ? Un film que tu regardes quand ça ne va pas fort / que le temps est pourri et qui te remonte le moral.

Je crois que j’en ai plus d’un et qui sont aussi différents les uns des autres. J’en nommerai trois : Wit, Peaceful warrior, Because I said so.

10. Si tu pouvais changer quelque chose chez toi, ce serait quoi ?

Euh, chez moi à la maison ou en moi ? Si c’est en moi, ce ne serait rien, ou peut-être avoir plus confiance en moi. Si c’est chez moi, ce serait tout ! Ou alors avoir une plus grande bibliothèque. Et si c’est en moi physiquement, ce serait rien, ou peut-être mes cernes. Mais tout ça n’est pas vraiment nécessaire…

11. Quel est ton dessert préféré ?

Mousse au chocolaaaaaaat !!! Ou fondant au chocolat avec boule de glace, miammmm !!!

Mes onze questions à moi :

1. Si tu pouvais te définir en onze mots ?

2. Une chanson qui pourrait être dans la BO de ton film autobiographique ?

3. Ta friandise préférée ?

4. Le meilleur concert auquel tu aies assisté ?

5. La meilleure année de ta vie et pourquoi ?

6. Ton blog préféré tiens ! Un seul ! :D

7. Tu préfères lire ou écrire ?

8. Ta plus grande qualité ?

9. Un grand rêve ?

10. Ton conte pour enfant préféré ?

11. Comment te sens-tu maintenant ?

Alors, je tague : Thalie, Lily et Antigone Strange si vous ne l’avez pas déjà fait, sinon toute autre personne qui souhaite le faire !


Il y a des mots (maux) qui ne devraient pas exister

Il y a des métiers que je n’aime pas, que je n’accepte pas. Je n’aurai jamais de femme de ménage chez moi. Une femme viendra m’aider, une fois par saison, pour faire le grand ménage et elle sera très bien payée, très respectée et non exploitée.

Le “métier” qui me révolte le plus, ce sont ces hommes, adolescents ou enfants qui viennent te cirer les chaussures dans la rue. Je n’ai jamais compris ces hommes qui sont capables de tendre leurs pieds comme ça à d’autres hommes pour les leur essuyer, en contre partie d’une aumône en plus. Quand je vois ça, je me dis que l’esclavage existe toujours, il est loin d’avoir disparu, et pire, je ne fais rien pour qu’il disparaisse, je regarde ça et je laisse faire.

A chaque fois qu’un serveur me sert en baissant la tête, tellement soumis au point de ne pas oser répondre à mon merci, ou cet autre serveur qui nous sert du thé et du café à chaque fois que nous sommes en réunion chez ce gros client, il a la tête baissée, il a les mains qui tremblent, il a sans doute peur de perdre son job par simple caprice de son maître qui n’aura pas apprécié la qualité du café ou pire, parce qu’il lui a servi cette marque d’eau minérale au lieu d’une autre, figurez-vous que c’est déjà arrivé… Je ne trouve pas ça normal.

A chaque fois que j’assiste à cette scène, je ne peux m’empêcher de me déconnecter de ma réunion, parce que mon esprit estime que je suis confrontée à un problème plus grave et plus prioritaire que ce marché de quelques centaines de milliers d’euros, il y a un homme qui tremble devant un autre homme, les chaînes sont invisibles mais moi je les vois, elles sont bien là. Et c’est moi qui tremble à mon tour. L’heure est grave.

L’esclavage existe depuis des siècles, c’est une histoire de géographie, de météo et d’égo. Ça a commencé par une tribu qui vivait sur un continent fertile, la chasse a été abandonnée petit à petit pour l’agriculture. L’agriculture permet une production plus importante, une santé plus solide, une vie plus longue,  une démographie plus importante, une société plus structurée, l’écriture et la politique apparaissent, puis l’industrie et les armes.

Dans d’autres coins de la planète, la civilisation a évolué autrement, d’autres peuples ont préféré s’allier à la nature, la forêt et les animaux. Ils se sont intéressés à l’astronomie plutôt qu’à la conquête d’autres terres, ils étaient plutôt des chasseurs cueilleurs que des agriculteurs, ils étaient en moins bonne santé, ils vivaient plutôt au jour le jour, ils n’avaient pas assez de production pour faire des stocks pour la saison et se consacrer à autre chose, je crois qu’ils s’intéressaient à la vie plutôt qu’au pouvoir et ils ont perdu. L’Afrique noire, les indiens d’Amérique, les Mayas et les Incas… Pourquoi est-ce que ce sont toujours les meilleurs qui disparaissent ? Les prêcheurs de vérité qu’on assassine ? Les vérités qu’on enterre ?

L’esclavage a existé, il existe toujours sous plein d’autres formes. Il s’est bien fondu dans notre société et dans nos modes de vie. Une femme de ménage qui vous fait le ménage la tête baissée, vous parle sans vous regarder, mange seule dans la cuisine, parce qu’il est hors de question qu’elle s’assoit à votre table, elle vous est infiniment reconnaissante lorsque vous lui léguez vos anciens habits parce que vous n’en voulez plus, vous préférez les nouveaux, vous trouvez ça normal. Le pire c’est qu’elle aussi.

Il ne faut pas trop sympathiser avec ces gens là, question de toujours leur montrer qui est le maître, parce que vous risquez de ne plus les contrôler et de perdre votre autorité si vous devenez amis, et vous aurez peut-être un peu honte du salaire de misère que vous leur donnez par jour ou par mois.

Je ne veux pas parler de l’esclavage du capitalisme, c’est une autre histoire, ou c’est plutôt la même, quand j’y pense. Nous sommes tous dans la même merde, notre cage est juste moins étroite et mieux décorée.


Il m’a cassée, je l’ai cassé… C’est comme vous voulez

Le téléphone sonne, ça me stresse. Pourquoi est-ce qu’on m’appelle ? Ça ne peut pas être pour m’annoncer une bonne nouvelle de toute façon,  j’en attends pas. Alors pourquoi on m’appelle ? Je n’ai envie de voir personne après le boulot, ni envie d’avoir des nouvelles d’amis perdus de vue, et les appels de bon usage ne sont vraiment pas ma tasse de thé, Ô non !

Sur l’écran du tel est affiché Papa, l’appel qui me stresse le plus. Il veut me réclamer quelque chose, me soutirer des sous, me mettre la pression pour une raison que lui seul sait, sinon pourquoi m’appellerait-il ? On n’a jamais rien à nous dire. Exprimer ses sentiments, n’est pas du tout le fort de ma famille. Sauf si ce sont des sentiments de haine évidemment.

Il m’a bipé. Je le rappelle. Le téléphone sonne, encore et encore, je l’imagine facilement prendre tout son temps pour décrocher, il n’aime pas se déranger, ni être secoué, même si c’est juste pour décrocher le téléphone et répondre à un appel que lui a lancé, il est comme ça lui. Il aime tout faire comme il en a envie, et ce dans les moindres détails. Je suis comme ça aussi.

Il répond, je suis déjà sur la défensive. J’attends le coup bas. Il a un air joyeux, je me méfie, il me demande comment je vais, comment se passe ma journée et mon boulot, et ce que j’ai mangé au déjeuner. Alors évidemment je ne lui dis pas que j’ai mangé des sushis, parce qu’il opérera un calcul rapide dans sa tête, conclura que je vis assez confortablement pour pouvoir me permettre des sushis un 31 janvier et se dira qu’il est temps d’augmenter ma participation mensuelle aux frais ménagers. Alors je réponds que j’ai mangé un sandwich, oui, un sandwich au poulet c’est parfait. Tu crois qu’il a senti l’hésitation dans ma voix ? Dans nos rares dialogues, les clandestins entre les lignes se bousculent, et il n’y a que nos yeux qui ne mentent pas.

Il me demande si j’ai mangé quelque chose pour le goûter, je dis que non, et ignore ce morceau de cake avalé, pour écourter la conversation. Il me demande alors de ne rien manger parce qu’il a acheté un grand poisson pour le dîner, et me demande si je le préfère grillé ou au four. Je réponds que je le préfère au four. Il me dit, OK, à tout à l’heure. Je raccroche en me demandant si j’aurai dû dire merci et s’il était déçu que je ne l’aie pas dit.

C’est ma relation avec mon père aujourd’hui.

Quand j’étais petite, j’adorais mon père, le souvenir d’être toujours blottie contre lui est le souvenir le plus présent quand je pense à mon enfance. Ma mère m’a raconté une fois, que lorsque j’avais 3 ou 4 ans, je lui avais demandé d’aller faire la vaisselle et de nous laisser tranquilles mon père et moi. Œdipe ou autre, ça m’a choquée, je l’avais blessée, et je n’essaie même pas d’imaginer ce que j’aurai fait à sa place, si ma fille aujourd’hui me parle comme ça, et m’éjecte aussi directement de son monde à son père et elle… Je crois comprendre les regards de ma mère aujourd’hui parfois, les relations parents enfants sont compliquées. On en sort rarement indemnes. Normal, ce sont des relations comme toutes les autres, mais celles-ci entre toutes les autres, on attend d’elles qu’elles soient au moins parfaites. Enfin, je me disperse.

J’ai toujours été très proche de mon père et vers l’âge de 5 ou 6 ans, je répondais facilement que j’aimais mon père plus que ma mère, lorsque certains adultes maléfiques s’amusaient à me poser la question. Ceci dit, on m’a beaucoup blâmé suite à ma réponse et on m’a demandé de ne jamais répéter ça devant ma mère.

Nos relations se sont détériorées à l’adolescence, évidemment. Mon histoire n’est pas différente de toutes les autres, aux quatre coins du globe. C’est juste que j’ai 26 ans et qu’elle n’est jamais redevenue ce qu’elle était, comme à l’enfance. Il faut dire que même enfants, nous n’avions pas de grandes conversations, j’étais toujours aussi silencieuse, sauf que j’étais toujours dans ses bras, et je n’avais encore jamais critiqué mon père. Je crois que c’est le jour où j’ai commencé à le critiquer que mon monde s’est effondré, tout s’est écroulé, je peux le dire.

Après plusieurs années et péripéties, on s’aime comme on peut. On devient maladroit avec l’autre, forcément. On s’est brisé l’un l’autre, on essaie de ramasser les pots cassés du mieux qu’on peut. Il m’exprime son amour en me cuisinant tout ce que j’aime. C’est bien moi qui aime le poisson à la maison. Et même si je ne mange que deux ou trois bouchées à chaque fois, même s’il me regarde avec un air désolé et déçu quand je me lève de table sans un mot, sans un regard, il n’hésite pas à réessayer encore et encore. C’est comme ça, l’amour d’un père, je crois. Un père indécis qui plus est. Un père nerveux. Un enfant peut-être trop secoué aussi, un adolescent très rebelle. Il était le plus rebelle de sa famille. J’essaie de le comprendre, de me comprendre.


Ecrire pour fuir ?

Depuis quelques jours j’ai des envies d’écriture, mais des envies d’un autre genre. Une envie d’écrire quotidiennement, toujours cette envie de retracer ma vie au jour le jour, qui revient. Alors j’ai eu envie d’écrire dans un nouveau blog, complètement anonyme cette fois-ci, c’est à dire que je ne le communiquerai à personne, que ce soit de mon entourage réel ou virtuel. Un blog où il n’y aura pas la possibilité de commenter non plus, pas d’interaction avec l’autre, rien. Juste moi. Rien que moi. Parce qu’avoir l’avis de l’autre sur ma vie, n’en sera pas le but. Il sera juste pour moi. Et aussi, parce que dès que je sais que je suis lue par celui-ci ou celle-la, je n’arrive plus à me concentrer et mes écrits ne ressemblent plus à rien, je commence à penser aux lecteurs et je m’oublie. J’oublie pourquoi j’écris et ce que je voulais écrire, et ça me ôte tout mon plaisir et mon envie d’écrire. Prendre en considération l’autre ne me réussit pas quand j’écris.

Mais je sais que tenir un blog totalement anonyme est impossible sur le net, vu qu’Internet a plutôt été créé pour mettre tout et tout le monde à nue et non le contraire, et je me connais aussi assez bien pour savoir que tôt ou tard, et plus tôt que tard je pense, j’aurai envie de montrer mes écrits à au moins une personne, cette même personne qui “m’empêche” d’écrire librement et à qui j’ai envie de tourner le dos pour laisser libre cours à mes pensées. Comme je ne peux garantir à l’avance ce qui va en découler, je préfère être seule pour accoucher, admirer l’ange ou faire face au monstre que je créerai ou vomirai. Mais juste après, je serai pressée de lui montrer ma progéniture, parce que c’est important pour moi que la personne qui compte sache qui je suis.

Je crois que j’ai envie d’écrire uniquement pour moi parce qu’on me comprend souvent mal, ou parce que mes pensées risquent de blesser l’autre peut-être alors que ce n’est pas mon intention, alors que c’est juste qui je suis, alors que ce sont juste des pensées qui traversent mon esprit comme ça, et qui ne s’y installent pas… auxquelles je n’y peux presque rien. Alors que surtout, je pourrai lui éviter ça. Parce que ce n’est pas très important.

Je crois que j’ai besoin de me parler à moi-même, mais j’ai envie de partager ça avec au moins une personne qui compte pour moi, mais partager avec la personne qui compte le plus, c’est courir le risque de décevoir ou d’être déçue. Quel dilemme ! Est-ce qu’on ne peut être 100% soi-même qu’avec soi ? Être totalement soi-même, c’est courir le risque d’être égoïste et ne penser qu’à soi, alors forcément un jour ou l’autre ça ne passera pas. Tenir un journal que pour soi-même, à quoi ça sert ? A ordonner ses idées et organiser sa vie.

Il y a aussi un autre point important, c’est que depuis quelque temps je bloque lorsqu’il s’agit de parler de moi-même avec quelqu’un, je trouve ça inutile de lui expliquer comment je fonctionne, ça me fatigue. Ou suis-je plutôt entrain de me fuir, d’éviter de me regarder dans les yeux, de me comprendre, de faire face à qui je suis, d’avoir une conversation les yeux dans les yeux avec l’enfant qui est en moi, jouer cartes sur table, voir enfin ce qui cloche vraiment, sortir les rancœurs enfouies depuis tellement longtemps et les dépasser ? Refuser de parler de soi et de parler tout court parce qu’on est encore en conflit avec soi-même et parce que tant que nous ne nous sommes pas mis d’accord avec nous-mêmes, nous ne sommes pas prêts à parler au monde. Régler tout ça seul, ou accepter l’aide de l’autre ?

Trop de questions, un début de réflexion, et si ce n’étaient que de faux problèmes ? Tu vois, si je n’écrivais qu’à moi-même, je ne me serai jamais posée cette dernière question, mais je la pose parce que je sais que vous allez me lire. Je perds confiance en moi dès qu’il s’agit de faire face à l’autre ? Peut-être. C’est pour ça que je joue la carte du je m’en foutisme d’habitude ? Peut-être, en tout cas il est clair que j’aime cette attitude dès qu’il s’agit de l’avis de l’autre sur ma vie. Et quand ça touche ma personne, ça m’énerve ou me détruit. Manque de confiance en qui je suis c’est sûr. J’avais envie d’écrire “en qui nous sommes” puis j’ai mis le “je”. Même le “je” je le fuis lorsque j’écris, je n’assume même pas mon “je”.

Ecrire que pour soi et écrire en autarcie ne serait-ce pas une façon pour moi de m’éloigner encore plus de la réalité ? La refuser et l’accuser de tous les torts ? J’ai souvent aimé jouer à ça. It’s me against this world and I don’t care ! Tourner le dos au monde et ne se donner aucune chance. L’enfer c’est peut-être les autres mais sans les autres je crains que nous ne puissions croiser notre reflet ailleurs.

Et dire que j’avais juste prévu de vous raconter ma journée !


Je suis une grande ado quand même, faut pas se leurrer !

J'adoooooore !!!!

Il y a souvent une chanson à l’origine de mes articles, n’est-ce pas ? Cette fois-ci, c’est en lisant un avis littéraire que j’ai cliqué sur la chanson préférée de la blogueuse pour écouter et je me suis dit que je suis une grande adolescente quand même ! Je vous mets la musique, vous comprendrez mieux.

J’adore toujours autant les chansons d’ado, dès que je suis hors bureau je change totalement de look et je passe facilement pour une teen de 16 – 17 ans au lieu de 26 ! ça me va parfaitement certes, je ne m’en plains pas ! C’est mon look, c’est mon style et j’aime ça ! J’aime porter des couleurs, j’aime être décontractée, les talons aiguilles et le look chic sexy m’attire de temps en temps mais certainement pas tout le temps. Sans doute aussi parce que ça attire trop l’attention et une attention perverse qui plus est, et je préfère m’en passer !

Dans ma tête, mon esprit balance entre enfant, adolescente et adulte, et je pense que c’est normal. Mais si autant avoir un look d’adolescente ne me dérange pas, me traiter de gamine ou d’adolescente lorsqu’il s’agit de mes décisions dans la vie, me met souvent hors de moi ! Je suis une femme, il faut essayer de suivre, vous ne saisirez pas tout d’un coup !

Je me fonds facilement dans une clique d’adolescents comme je suis dans mon élément entourée d’une population de plus de 40 ans ou d’enfants de moins de 10 ans, mais bizarrement, les personnes de mon âge, entre 25 et 35 ans, ça ne m’a jamais trop attirée. Peut-être parce que ça sent la concurrence, le manque d’espace ou juste parce que j’opte souvent pour la différence et plus la diversité est importante en toute chose et plus elle me fascine.

Mon côté adolescente m’apporte ma joie de vivre, mon côté enfant maintient mon émerveillement face à ce monde en vie, et mon côté adulte nourrit la philosophe qui est en moi et fait appel à une rationalité nécessaire pour surmonter les obstacles de la vie. C’est ma formule magique !

Bonus : Moi !


Descartes était stupide

“Descartes est allé plus loin : il a fait de l’homme “le maître et le possesseur de la nature”. Et il y a certainement une profonde logique dans le fait que lui, précisément, ait nié que les animaux ont une âme. L’homme est le propriétaire et le maître tandis que l’animal, dit Descartes, n’est qu’un automate, une machine animée, une “machina animata”. Lorsqu’un animal gémit, ce n’est pas une plainte, ce n’est que le grincement d’un mécanisme qui fonctionne mal. Quand la roue d’une charrette grince, ça ne veut pas dire que la charrette a mal, mais qu’elle n’est pas graissée. De la même manière il faut interpréter les plaintes de l’animal et ne pas se lamenter sur le chien qu’on découpe vivant dans un laboratoire.” Extrait de “L’insoutenable légèreté de l’être” – Milan Kundera

Descartes était stupide. Il n’avait jamais attiré mon attention d’ailleurs.


“Vivre dans la vérité”

Je ne peux pas écrire quand il y a quelqu’un à côté, tout comme il est difficile d’être soi-même dès que nous ne sommes plus seuls. Dès qu’une nouvelle condition apparaît dans notre équation, on se met en condition. Et je me demande si je peux vivre toute ma vie en me mettant en condition pour vivre avec un autre presque 24h sur 24, quand est-ce que je pourrai alors être moi-même et me retrouver ? Quand je marcherai dans la rue ? Quand je fermerai les yeux le soir pour dormir ? Aux WC ?

Depuis une semaine, je vis dans des conditions où je ne trouve pas le moment d’écrire, même si l’inspiration a pointé son nez deux ou trois fois ces derniers jours, et c’est dommage qu’elle s’en soit allée sans que je ne puisse la saisir.

Heureusement que j’ai apporté avec moi un très beau livre qui me met en condition pour me retrouver avec moi-même même s’il y a quelqu’un à côté.


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